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« Chambre 2806 : l’affaire DSK » de Jalil Lespert, que vaut le documentaire Netflix sorti cette sema




La mini-série documentaire Chambre 2806, reconstitue l’affaire qui le 14 mai 2011, suite à l’arrestation de Dominique-Strauss-Kan (DSK) par la police New-Yorkaise, fait basculer la vie politique française. À cette époque, DSK est le président du Fond Monétaire International mais aussi le favori des sondages pour la prochaine élection présidentielle. Cependant, l’accusation d’agression sexuelle de Nafissatou Diallo, femme de chambre de l’hôtel Sofitel de Manhattan où il séjournait, provoque une grande crise politique, judiciaire et médiatique de rayonnement international.


Ce documentaire est le résultat de deux ans et demi de travail, c’est le temps qu’il a fallu pour reconstituer avec méthode les affaires DSK. C’est grâce à ce travail minutieux que Jalil Lespert, réussit à faire saisir toutes les implications qu’ont engendré l’affaire DSK de 2011. En effet, les conséquences de cette affaire ne sont pas que personnelles, elles s’étendent au domaine politique mais aussi au domaine social et humain.


« Chambre 2806 » ne fait aucune révélation inattendue malgré la succession massive de témoignages d’amis et soutiens de DSK, de journalistes américains et français, d’avocats des deux parties, du personnel du Sofitel mais aussi de Nafissatou Diallo. La structure du documentaire est fidèle aux productions documentaires Netflix. Les archives utilisées sont pour la grande majorité connues et ont déjà été utilisées par les journaux et magazines. Ces dernières se croisent avec des habillages fictionnels, des interviews et des musiques dignes des meilleurs blockbusters. Le documentaire est objectif, tous les partis sont présents à l’exception du principal protagoniste, DSK, qui a refusé toute demande d’interview.


Cette série-documentaire ne réserve donc aucune grande surprise. Son principal intérêt, réside selon nous à constater à quel point notre regard sur les agressions sexuelles s’est transformé. Les interventions de Tristane Banon, qui avait porté plainte contre DSK pour tentative de viol, mettent en avant le fait qu’à l’époque, le mouvement #Metoo n’avait pas encore eu lieu. Par ce documentaire, si Jallil Lespert nous prouve bien une chose, c’est que l’affaire DSK a sûrement constitué symboliquement les prémices de ce mouvement en sensibilisant internationalement au consentement, à la culture du viol mais aussi le traitement de la parole des victimes. Dix ans après cette affaire, nous ne pouvons alors que constater que si du chemin a été parcouru, ce dernier reste encore très long.



Mini-série documentaire disponible sur Netflix

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